Tempo.
Social sports club premium parisien. Identité, web, système de cadence. Concept de lieu pensé pour le rythme d'un soir — pas pour la performance d'un matin.
Étude non sollicitée. Inspirée de la typologie d'un lieu réel (La Montgolfière), sans reprendre son nom ni son identité. Marque entièrement inventée. Jamais présentée comme un client réel.
Paris a déjà ses salles de sport. Il lui manque ses lieux de sport.
Les enseignes premium parisiennes vendent des appareils, des cours, une carte d'adhérent. Tempo part d'un constat différent : ce que cherche la clientèle 28-45 ans qui s'entraîne tôt et sort tard, c'est un lieu — comptoir, programmation, gens, retour régulier. La performance vient ensuite, comme conséquence de la présence.
L'étude part d'une question simple : à quoi ressemblerait une marque qui assume cette inversion ?
Tenir trois écarts en même temps.
- É/01
Premium sans corporate.
Échapper au marine-blanc-tech qui contamine le sport premium urbain. Tenir la chaleur d'un lieu vivant.
- É/02
Sport sans bro-culture.
Pas de gros chiffres, pas de transformation 90 jours. Une typographie de soir, pas de salle.
- É/03
Social sans réseau.
Le club est physique avant d'être numérique. Le site est un point d'information, pas une app d'engagement.
Cinq décisions, cinq raisons.
On expose les décisions avec leur pourquoi, pas la galerie d'écrans. Le visuel Tempo (prune-laiton-crème) reste rendu ici dans le frame allfam (marine-brique-off-white). Une marque cliente garde son identité ; le studio garde la sienne.
- D/01
Le nom : Tempo
Cadence avant performance. Le mot porte la promesse — un sports club qui se vit comme un soir, pas comme un matin. Court, percussif, prononçable dans toutes les bouches d'une clientèle parisienne mêlée.
- D/02
Palette prune-laiton-crème
Le sport premium parisien fuit le bleu marine corporate et le néon fitness. Prune nocturne (#2B1C30) pour le noir anobli du soir, laiton (#C89A3E) pour la lumière chaude d'un comptoir, crème ambré (#EFE6D6) pour la seconde maison. Registre chaud-social, opposé au froid-terrestre du studio.
- D/03
Bricolage Grotesque + Hanken
Bricolage en display pour la dimension éditoriale italienne du soir parisien — affiches, programmes, presse. Hanken en body pour la lisibilité écran continue. Deux fonderies différentes assumées : pas la rigueur germanique d'un studio, la chaleur d'un lieu.
- D/04
Le système de cadence
Six barres verticales, rythme alterné. Devient le motif structurant — appliqué en hero, en transitions, en intercalaires d'invitations. Pas un logo qui se répète : un battement visuel qui tient le programme hebdomadaire.
- D/05
Mention honnête en tête de cas
Tempo est une étude non sollicitée. Inspirée d'un lieu réel (La Montgolfière), sans en reprendre nom ni identité. Le statut est affiché. Un portfolio qui ment commence par mentir sur ses origines.
Quatre livrables, un cas autonome.
- L/01
Brief stratégique
Positionnement, axes d'écart, garde-fous. Le document qui rend toutes les décisions suivantes lisibles.
- L/02
Planche d'identité
Wordmark, palette, système typographique, motif de cadence, principes d'usage. Système opérable.
- L/03
Trois écrans web codés
Home, club, membership. Dev-first : pas de mockup Figma photographié, du code qui vit dans un navigateur.
- L/04
Case study long-form autonome
Page indépendante qui tient sans le site allfam. Le cas existe par lui-même, pas seulement comme entrée d'un portfolio.
Les surfaces d'ambiance restent en dégradé — placeholder de concept. En livraison réelle, image filmée ou texture matérielle viendraient occuper ces zones. Et un portfolio ne tient pas sur du spéculatif éternel : Tempo est l'amorce. La crédibilité bascule au premier cas réel signé.